Le circuit court, ou filière courte, c'est la vente directe du produit, du producteur au consommateur, en évitant les intermédiaires des circuits classiques (grossistes, emballeurs, distributeurs...).
Or, ce qui distingue le bio des autres produits, c'est entre autres la possibilité pour le consommateur d'"acheter engagé". Par son acte d'achat, et notamment en achetant directement au producteur, il marque son attachement à certaines valeurs: privilégier les produits de saison, soutenir l'économie locale, entretenir un lien entre ville et campagne...
La vente directe est surtout possible pour des produits frais peu sensibles, et ne nécessitant pas de dispositifs techniques particuliers (réfrigération, conditionnement): les fruits et légumes sont bien adaptés à ce type de vente par "circuit court". On y trouve aussi des oeufs, des fromages, du vin.
Plusieurs modes de vente directe de fruits et légumes sont possibles: la cueillette à la ferme, les magasins et marchés de producteurs, mais aussi les AMAP et les paniers de fruits et légumes.
La vente directe permet la transparence écologique des fruits et légumes: le consommateur peut interroger le producteur sur ses pratiques agronomiques (agriculture bio, paysanne, raisonnée...), son utilisation ou non d'engrais et de pesticides chimiques, ou encore l'impact de la production sur l'environnement.
Le producteur a, grâce au contact établi, des "comptes à rendre" à celui qui va manger ses fraises ou ses courgettes, car il ne travaille plus dans l'ombre d'une grande enseigne de distribution ou d'un grossiste. C'est surtout vrai pour les AMAP, où adhérents et producteur se mettent d'accord sur les méthodes culturales.
Ce contact direct renforce aussi le lien social entre agriculteur et consommateur, c'est à dire, pour simplifier, entre ville et campagne.
L'agriculteur sait pour qui il produit, qui consommera ses carottes ou ses salades, quant au consommateur, il prend conscience du travail de production réalisé en amont. Chacun des deux peut mettre un visage sur celui qui se trouve à l'autre bout de la chaîne: on pourrait presque dire que des masques tombent!
Le consommateur (c'est à dire l'acheteur et sa famille, en particulier les enfants) réapprend ainsi le goût des fruits et légumes de saison, des produits frais et l'aspect parfois irrégulier d'un fruit ou d'un légume (ici, pas de pommes ultra-calibrées, rigoureusement identiques, tellement brillantes qu'on les dirait faite de plastique, et bien rangées dans une cagette...).
Il découvre des variétés anciennes, comme la pomme Patte de loup, les panais, le potimarron, le navet Boule d'or, les topinambours... Autant de trésors de notre patrimoine gastronomique parfois oubliés car inadaptés aux goûts actuels ou aux contraintes de la distribution classique (qui exige une croissance rapide, une bonne résistance au transport, un aspect standardisé...).
Le consommateur prend aussi conscience des contraintes de production, des aléas climatiques auxquels est soumis l'agriculteur, et des enjeux environnementaux de la production agricole.
Enfin, le rapport qualité-prix des produits est très intéressant. Pas ou peu d'emballages, pas de gaspillage (tout ce qui est produit est vendu), pas d'intermédiaires commerciaux: le producteur arrive à proposer des tarifs à peu près équivalents à ceux de la grande distribution, avec une meilleure qualité gustative et nutritionnelle. Tout le monde est gagnant!
La vente directe présente aussi quelques rares inconvénients. D'abord parce que c'est un système atomisé, difficile à généraliser à une consommation de masse.
Ensuite, parce que ce mode de vente n'est pas extensible à tous les produits frais. Ceux qui sont les plus sensibles au niveau sanitaire (viande, poisson, produits transformés), nécessitant des systèmes de réfrigération ou des conditionnements particuliers, ne peuvent pas (ou difficilement) être commercialisés en direct par le producteur, à moins d'être très bien équipé.
Enfin, le consommateur n'a pas un choix de produits important. Habitué à se voir proposer de multiples variétés de fruits et légumes (souvent importés), il devra se satisfaire, en vente directe, de quelques variétés seulement: celles qui poussent localement, en saison, et celles que l'agriculteur a choisi de cultiver !
| La cueillette à la ferme | |
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Vos avis, votre expérience
laulau (st reverend) : bonjour, j'habite à proximité de st gilles croix de vie sur la côte vendéenne et je recherche désespérément un producteur bio pour panier ou cuillette dans les environs(15km). Merci de me renseigner